Allonge-toi.
« Ce soir, tu m'écoutes. Je décide de tout. » Il se tenait là, tout près de moi, encore tout habillé. Ca n'allait pas durer. Il venait de s'étirer de tout son long au dessus des draps, il était sensuel. Mes jambes se glissent de chaque côté de ses hanches, et je m'installe ainsi, m'appuyant sur ses cuisses. Ses prunelles sont beaucoup plus foncées qu'à l'ordinaire. Je sais tout ce qu'il pense à ce moment-là. Il n'attend que ça.
Ce soir, c'est moi qui domine Chéri.
Je me penche au dessus de son visage et m'en approche au plus près, jusqu'à ce que ma respiration chaude vienne percuter sa joue. Il tourne sa tête, esquissant un doux et fin sourire, nos nez se cognant doucement suite à son geste. J'entrouvre mes lèvres, soufflant longuement contre sa bouche précédemment humidifiée de sa langue, tout en détaillant ses iris. D'une de mes mains, j'attrape ses poignets et les remonte lentement au-dessus de sa tête. Il n'aime pas ça, je veux en jouer. De ma seconde main, je caresse lentement son ventre à travers son t-shirt, déjà gênant. Je tire doucement dessus en appuyant ma première main contre les siennes, les parcourant de mes doigts fins. Je dénude son ventre et fais courir mes doigts sur l'élastique de son boxer foncé, happant sa lèvre inférieure entre les miennes. C'est contre celles-ci qu'il me murmure : « Bill. Laisse moi te toucher.. » Chut.
Tu n'as pas ton mot à dire.
Sa voix est suave, et déjà quelques gouttes perlent de son front. Qu'il est beau.. Mes canines se resserrent sur sa lèvre, sa bouche s'étirant en un plus large sourire. Je remonte mes doigts tout contre son buste, dénudant toujours plus ce dernier en pianotant mes premières phalanges sur sa peau chaude. Il laisse échapper un long soupire ; il est apaisé. J'aligne parfaitement mon corps au sien, et relâche ses poignets fermement maintenus, et le stoppe quand il tente de les rabaisser. « Non ! Surtout pas. Tu ne bouges pas. » La frustration le fait grimacer et je ricane. Il referme ses lèvres autour des miennes en abaissant ses paupières et j'imite ses gestes, venant taquiner sensuellement sa langue du bout de la mienne. Nos muscles se caressent, se frôlent, se goûtent, se savourent, s'emmêlent et s'entremêlent, nous faisant partager un baiser des plus langoureux.
Non.
Terminant le plus délicatement possible notre étreinte buccale, je redessine ses lèvres de ma langue, y ajoutant parfois le contact de mon piercing froid, lui arrachant des frissons électrisants. De mes deux mains, j'attrape la base de son t-shirt et le lui retire lentement, avant de venir glisser mon index entre ses abdominaux. Il replie ses coudes et se redresse sur ceux-ci, inclinant sa tête pour me regarder faire. Je me recule à peine, me penchant désormais sur son torse, plus précisément ses pectoraux et glisse le pouce et l'index de chacune de mes mains de part et d'autre de ses tétons, les triturant longuement, les sentant durcir entre mes doigts. Je coince le bout de ma langue entre mes lèvres et la laisse glisser contre son sternum, fermant les yeux, me concentrant dans mes faits et gestes. Il soupire à nouveau mon prénom, peinant à articuler : « Laisse-moi te faire l'amour. »
J'ai dis non, Tomi.
J'approche lentement ma bouche de son téton gauche, durci sous mes doigts, et l'aspire sensuellement entre mes lèvres en entrouvrant légèrement mes paupières, le regardant mordiller sa lèvre. Je descend mes mains sur ses côtes, les resserrant entre mes doigts en souriant légèrement, et tape soudainement ma langue contre sa chair dure. Ses doigts se resserrent sur les oreillers, il ne gémira pas si tôt. Je me redresse et inflige le même supplice à son téton droit, relevant mes yeux dans les siens en caressant ses côtes vers le bas, jusqu'à ses hanches et aventure même mes mains jusqu'à sa ceinture et son baggy, la débouclant et le déboutonnant rapidement.
Ce soir, c'est moi qui te fais l'amour.
Je me recule encore plus, me plaçant entre ses jambes, à hauteur de ses chevilles. Je tire son baggy vers moi et le lui retire, l'envoyant au sol, tout près de son t-shirt. Il détourne furtivement les yeux sur la pile de vêtements qui se forme au pied du lit, et souris. « T'es pas sérieux, là. » Oh non, jamais quand il s'agit de toi, mon Amour. Je passe mes mains entre ses cuisses, caressant lentement l'intérieur de celles-ci en souriant, et je me penche, cette fois, face à la bosse formée sous son boxer. Je soupire. « Bill, non. Fais pas ça.. - Je t'ai dis de te taire. » Il sait, il me connait. Il a deviné. Peu importe. Je glisse ma langue sur mes lèvres, les mouillant exagérément et j'embrasse le tissu déformé, le regardant se tordre au dessus des draps bordeaux. Je remonte mes mains sur ses hanches, à la limite du boxer et les serre entre mes doigts en faisant rouler ma langue sur sa verge encore recouverte. Je passe mes phalanges dans le tissu et l'abaisse d'un seul coup. Il courbe son dos, le décollant légèrement du matelas et me fixe, intensément. Je n'attends plus, et resserre mes lèvres autour de son gland, l'embrassant chaudement. Mes yeux se referment, et je penche ma tête. Je caresse ses hanches et le haut de ses cuisses de mes mains moites en respirant plus rapidement, appréciant le goût de son membre dans ma bouche et je plante mes ongles dans sa peau. Je fais relever ses hanches, enfonçant son membre au plus profond de ma gorge et fronce les sourcils en faisant entendre un faible gémissement du fond de ma bouche. J'entreprends de longues allées et venues sur son membre dressé, et sens sa main venir se déposer sur mon crâne. Il resserre ses doigts sur mes cheveux, les tirant légèrement et appuie sur ma tête, en demandant toujours plus. Je souris en coin, joueur, et pousse lentement sa main, continuant mes mouvement sur son sexe de longues minutes. Il se tortille, grimace, soupire, crispe ses orteils, triture les draps, gémis...
« Bill, putain.. »
Ses sons me rendent fou. J'accélère au maximum mes mouvements, tout en resserrant la peau de ses hanches entre mes doigts puis, je me résigne à retirer son sexe de mes lèvres, la respiration beaucoup plus bruyante. Ses mains se déposent sur mes flancs et il me tire sur son torse, cherchant mes lèvres. Je souris et les scelle lentement, en fermant les yeux, la tête penchée. Ma langue rencontre la sienne et elles se frottent fougueusement, m'arrachant de légers soupirs d'envie. Il me déshabille, maladroitement. Ses mains tremblent. Il tente de se concentrer sur mes vêtements, mais je l'en empêche, en entreprenant une vive succion sur sa langue. Je frotte mon piercing sous celle-ci, le déstabilisant toujours plus. Il parvient à retirer mon jean, le faisant suivre de mon boxer. Je me recule, pour la troisième fois et m'agenouille, caressant toutes les courbes de son corps dans le moindre recoin, et le détaille de haut en bas, mordillant ma lèvre tout en murmurant son prénom.
Mes ongles le griffent, mes dents le mordent, mes cordes vocales se brisent.
Ses jambes sont relevées de chaque côté de mes hanches, mes mains sont appuyées de part et d'autre de sa tête. Je me colle totalement à lui, frottant lascivement mon corps transpirant contre le sien. Il passe une de ses jambes sur mon épaule. Un coup de reins et on ne forme plus qu'un. Mon visage s'enfonce dans le creux de son cou et mes lèvres s'entrouvrent contre sa peau, y libérant de longs gémissements. Il glisse ses lèvres dans mon cou, le mouille chaudement, y dessine des arabesques de sa langue en raclant ses ongles sur ma colonne courbée. Il gémit plusieurs fois mon prénom, me faisant plisser les paupières. Il est là, sous moi. A moi. Il m'appartient, corps et âme, corps et coeur. Intégralement, il est mien. Mes reins s'agitent, mon ventre est contracté, les traits de mon visage sont tirés sous le plaisir. Je cogne mes hanches contre ses fesses, doucement. Puis progressivement, je les accélère, en remontant mes lèvres sur sa mâchoire. Je couvre sa peau de baisers maladroits, la suçotant en tremblant légèrement. Je glisse mes deux mains sous sa tête, appuyant ses lèvres contre ma peau. Il sait ce qu'il a à faire, où placer ses lèvres. Et il me rend fou. Je redescend une de mes mains sur sa cuisse, la caressant de haut en bas, lentement. Le plus délicatement possible. Je pose mon front contre sa joue, mes yeux fermés et mes sourcils froncés sous le plaisir. Je gémis faiblement contre son oreille en accélérant toujours plus mes mouvements de hanches. Il tourne sa tête, et colle ses lèvres contre mon oreille : « Bill, putain. Je t'aime bébé, je-.. Je t'aime.. » Il sourit, je le sens. Je sens ses lèvres s'étirer contre ma peau. Il me fait sourire aussi, ses mots me font frissonner. Je sens ses hanches cogner les miennes, me faisant comprendre que je dois accélérer la cadence. Il laisse glisser ses mains contre mon corps, transpirant. Mes mouvements deviennent légèrement plus brusques, mais ils restent doux. Je remonte doucement ma main sur ses hanches et viens serrer mes doigts autour de son membre, bouillant de désir. Ma main s'active rapidement sur ce dernier, la rythmant à mes mouvements de hanches. Son corps se cambre, mon dos se courbe. Il enfonce sa tête dans le matelas, ses lèvres sont entrouvertes. Il cri, puissamment. J'appuie durement mes lèvres contre sa gorge, y étouffant de lourds gémissements et je resserre l'emprise de mes doigts sur sa verge, le sentant pulser contre ma paume. Il se déverse entre mes doigts, étant secoué de petits spasmes, et...
Encore un coup de hanches. L'ultime. C'est mieux que l'orgasme, mieux que le septième ciel. C'est nous deux, rien que Nous, et rien n'est meilleur.
Je t'aime..